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| 31/03/2006
Le matériel XXL
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Une revue de matos spéciale Large, pour ceux qui voient grand. Rien en dessous de 7.8'' |
Un petit cadeau musical à écouter en lisant toutes ces lignes : reeno.mp3
Avant de courir les soldes pour trouver ces merveilles de gout et de technologie version Large, il faut que je vous dise quelque chose vite fait sur l'achat, histoire de vous déprimer ou vous rassurer selon vos positions :
1/ La conduite d'achat
Chacun sait qu'une publicité cherche à faire acheter ou consommer ; chacun se croit libre parce qu'il le sait. C'est en effet l'aspect le plus visible de son action, celui auquel il nous semble le plus facile de résister. Je choisis telle marque, j'achète ou non ce produit, je préfère faire appel à cet organisme de préférence à tel autre : je suis libre !
Cette apparente liberté du client que je suis n'en couvre pas moins un premier niveau de conditionnement, c'est qu'on me dit sans cesse qu'il faut acheter. Ce rappel, que me lancent les multiples signaux de la vie quotidienne (revues, courrier, affiches, spots, enseignes), est de plus ritualisé au fil des fêtes, foires et saisons. On jalonne ma vie de “ besoins ” d'achat; on me répète qu'exister, c'est saliver. Je vis dans un monde de lèche-vitrines où ce sont les vitrines qui me lèchent. “ Ça fait trois semaines que je n'ai rien acheté ! ” déplore une consommatrice. “ Prenez de l'avance sur les fêtes ”, clame un grand magasin dès le mois d'octobre. Ainsi se constitue au fond de nous une nouvelle instance psychique : la pulsion d'achat, instance première, normative, véritable impératif catégorique de l'idéologie publicitaire.
2/ Le comportement de consommation
La liberté de choix est évidente, dit-on, puisque “ les marques se concurrencent ”. Certes. Mais le consommateur voit-il qu'il ne choisit pas librement la nature de ses consom-mations ? Ce dont nous croyons avoir besoin est le fruit d'un conditionnement commercial à base de mimétismes sociaux. J'hésite entre dix marques de “ jeans ” : je ne mets pas en doute qu'il est bon, qu'il est beau, et tellement “ jeune ” d'adopter cette mode. J'ai le choix entre mille et une boissons pétillantes et sucrées, mais je ne m'aperçois pas que je cède à l'impératif de boire, en été, pétillant et sucré. Idem pour les divers produits de beauté, dont l'ensemble persuade qu'il est indispensable d'user de crèmes de toutes sortes pour offrir un visage socialement acceptable. L'usage rituel de produits de beauté fait croire que la beauté ne saurait être que produite (par le miracle de l'industrie). La liberté de choix cache ainsi l'obligation de choisir. Au niveau des produits pris isolément, les prescriptions d'achat se concurrencent, mais en revanche, au niveau des comportements de consommation, elles se renforcent. La grande masse de publicités en faveur de l'alcool, du tabac ou de l'automobile, quoique concurrentielles, convergent pour préconiser leurs ivresses spécifiques : il faut fumer, boire et conduire. “ La promotion de l'usage, dit le professeur Got, porte en elle-même la promotion de l'abus. ” Et ces modes de consommation deviennent peu à peu des styles de vie censés incarner le bonheur moderne.
3/ Le modèle de bonheur
Toutes publicités confondues, depuis des décennies, l'idéologie publicitaire dresse à nos yeux, et à ceux des enfants, une représentation idéale du bonheur dans la “ société de consommation ”. Résumons ce beau programme :
-il faut jouir : le plaisir d'abord ! Le plaisir de consommer, de consommer tout de suite, de consommer égocentriquement (même si c'est avec d'autres). C'est le “ devoir de plaisir ”, qui exige la satisfaction de l'envie immédiate, matérielle, superficielle, extravertie ;
-il faut “ rêver ” et, plus précisément, rêver de consommations qui recèlent, par elles-mêmes, les grandes valeurs de la vie. Toutes les dimensions de l'être humain (l'intelligence, la santé, la beauté, l'amour, la convivialité, la grandeur, l'engagement politique, voire révolutionnaire) étant réduites aux produits qui les “ signifient ”, inutile de tenter de vivre ailleurs ;
-il faut “ croire ”, c'est-à-dire s'en remettre à la solution “ produit ”, quel que soit le problème que l'on rencontre existentiellement ; le culte du produit-héros, célèbré dans toute publicité, s'étend naturellement du produit à ceux qui le produisent : les industriels, les grands capitaines de l'économie libérale, les multinationales qui ne pensent qu'à vous assister, et dont l'essence divine réside dans le nom, c'est-à-dire la Marque (Vous en rêviez, Tony l'a fait) : la Marque devient alors pour beaucoup la seule identité, l'être social par excellence -et l'illustration parfaite de l'aliénation, puisque le sujet, en la portant, se glorifie de sa servitude ;
-il faut tout consommer, collectivement, qu'il s'agisse de réalités ou de symboles, de choses de la nature ou de fruits de la culture. Sous le signe de la pulsion consommatrice, la rhétorique publicitaire associe désir d'achat et pulsion sexuelle, soif d'information et dévoration d'événements, etc. La “ marchandisation ” du monde a l'avantage de tout transformer en produit consommable et jetable. Dès lors, la soumission à la consommation, la consoumission, permet de participer au vaste mouvement consensuel et euphorique de la modernité. Honte à qui refuserait de suivre notre fantastique époque de progrès, et tenterait de dégriser les drogués de la surconsommation en tirant la sonnette d'alarme écologiste...
La pauvreté de ce modèle peut faire rire, mais ne doit pas nous dissimuler sa nocivité : il enferme en effet le consommateur dans une frustration chronique (aucun produit ne peut tenir la promesse de ses signes), dans une course inassouvie à la surconsommation tragique, dans une idée de soi qui est un leurre sur soi-même. Le fossé entre l'opium publicitaire et les réalités de la vie, lequel commence dès l'enfance, entretient dans le grand public une sorte de schizophrénie collective, entre délire et sinistrose, grosse de déchirements potentiels et de lendemains qui déchantent.
Texte par François Brune, la suite dans le forum.
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| Foundation (USA) |
Distribué en France par V7, donc assez facile à trouver en France. Il y a certainement possibilité de commander si les largeurs sont indisponibles.
-Star and moon classic deck : 8.125 x 32 sortie en Janvier 2006 -Mike Rusczyk different feather deck : 7.75 x 31.5 Elle n'est pas si large celle-là, mais elle est tellement belle que je n'ai pas résisté à la mettre. Prix autour de 80€.
http://www.foskco.com/
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| Crème (UK) : |
Crème est une marque anglaise à vocation européenne. Fabrication dans les mêmes usine que Dwindle. On en trouve facilement en France dans les skateshops.
-Urban Nature Goals : 7.89 x 31.3. C'est la plus large d'une série de 3. -Formula Rodney Clarke : 7.87 x 31.3 Existe aussi la Flynn Trottmann en 7.75
http://www.cremeskateboards.com/
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| Heroin Skateboards (UK) : |
Live From Antarctica Serie, produite pour le printemps 2006. -LFA : 8.4 !!!! -Cooke : 7.65 -Pulman : 8 -Chopper : 8.25
http://www.heroinskateboarding.com/
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| Alien Workshop (USA) : |
-Mike Taylor Shape change (L) : 8 x 31.65 -Heith Kirchart Cobra Large : 8.25 x 32.25 Prix autour entre 70 et 80€ en général.
http://www.alienworkshop.com
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| Baker (USA) : |
La marque des hammers.
-ATL navy : 8.19 x 32.25 -Logo brand black : 7.88 x 32 Prix autour de 75/80€ en shop.
http://www.bakerskateboards.com/
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| Antiz (F) : |
Sometimes Series
-Dykmans : 8'' -Hugo Liard : 8'' -Steve Forstner: 7.8 Prix autour de 70€ en shop.
http://www.antizskateboards.com/
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| Les trucks : |
La taille des trucks dépend de la largeur de la planche et du type de terrain que vous skatez le plus souvent. Un peu plus large pour la courbe que pour le street. La moyenne des trucks du commerce c'est 7.5/7.75. -Krux Downlow marble : 7.75 -Tensor mid 5.25 silver : 8'' -Independant Stage 9 color white/black (édition limitée) : 8.25 -Grind King Jay Adams : 9''
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| Les roulettes : |
La taille des roues dépend surtout du type de skatasse et de vos gouts. Si on aime le tech, apprendre des tricks sur place pour peaufiner son staïle, des petites roues d'homosexuel font très bien l'affaire. Si par contre, on aime un peu envoyer dans la rue, avec de la vitesse, des grosses roues permettent de rouler plus vite mais pardonnent un poil moins les erreurs techniques. Au dessus de 58mm, ça devient plus spécifique à la rampe ou au bowl. Attention à opter pour des trucks « high » avec des grandes roues, sinon, ça frotte sur la planche. -Cliché Basic : 55mm -Powell Rippers : 56mm -Spitfire Bighead softie : 57mm -Pig Wheels Head blue : 58mm. Existe aussi en 59mm -Ricta 78's : 60mm
Les roues sont dans l'ordre sur la photo. Les prix sont en général entre 30 et 50€ grand max du max.
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| Les vêtements : |
Sélection de wear triple-iqselle ghetto fabulous/jet-skate parce que c'est bientôt l'avant-première Enjoi, et faut qu'ça claque, n'est-ce pas ? On commence soft avec ça :
-veste zippée Zoo York « Steady Skyline Track » en XL autour de 80€ -veste zippée IPath « Redwood fleece » en XL : autour de 80€ -sweat capuche Organika en XL : autour de 70€ -tee-shirt « Brooklyn Banks » 5Boro en XL : autour de 30€ -futal Zoo York « Paratrooper » en XL : prix ?
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| Et on rentre dans le vif du sujet avec ça : |
-Tee-shirt manche longue « ML » Unkut en 6XL : 44€ http://www.unkut.fr
-veste LRG « Guiding Star » en XL : 85$ http://www.drjays.com/
-veste Akademiks « Words » en XL : 82$
-blouson LRG « vintage camo » en XL : 150£ http://urbanvenom.com/
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| Enfin, on enchaîne avec ça : |
La Jewell bling bling, ce serait dommage de ne pas avoir la panoplie complète. Au moins, avec ça, on annonce la couleur quand on arrive en boite. Toi-même tu sais quand on rentre sur la piste, on est venu teaser, claquer du bif'... -Le pendentif « K » comme King ? Kolonel ? Klash ? Konseil de Klasse ? : Seulement 15$. -La chaine de vélo mi-or mi-raisin : 130$ quand même. -La montre à spinner, qui hypnotise les tasses sur le sofa, quand tu leur parles de ton 26m² à Porte de Pantin (inutile de dire que t'en as besoin) : 30$.
Si ça vous donne des idées, il y a une très bonne boutique ici : http://www.icedoutgear.com/ Quoi, c'est pas de bon goût ?
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Pif
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