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| 13/06/2007
Rising Son
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Documentaire sur la vie mouvementée d'une des premières rock stars du skate, dans les années 80 : Christian hosoi. |
Producteur : QD3/Warner/2Good Réalisation : Cesario « Block » Montana La bande à Colt Seaver : Christian Hosoi, Tony Hawk, Danny Way, Tony Alva, Jeff Grosso, Shobo Kubo, Eric Koston... Genre : Hollywood Story Durée : 99mn Prix : 30€
En gros : On vous en a déjà beaucoup parlé de Christian Hosoi, sur Agoride, et pour cause. Son histoire se mêle à celle du skateboard à bien des égards. Il est une des figures marquantes des années 80 et si bon nombre de skateurs ont œuvré en sous-main pour que le skate fut ce qu'il fut à l'époque, il en était le représentant le plus flamboyant. Portant même sur ses épaules la responsabilité de la reprise du skate après la dépression de ce sport au début des années 80 – c'est du moins ce qu'on apprend dans le film- accompagnant la naissance du magazine Thrasher, lui donnant même une part de sa légitimité. Et réciproquement.
Sur un plan purement skateboardistique, le jeune hawaiien a opéré une nouvelle révolution de la pratique après celle des Z-Boyz de Dogtown. En bowl, vert et transition, le talent et le sens du spectacle de Christian Hosoi lui ont permis de pousser les limites du skate. Encore aujourd'hui, ils sont bien peu nombreux à sortir un 540 Mac Twist aussi haut dans un bowl. Et contrairement à Tony Hawk qui misait tout sur le coté technique, Hosoi laissait libre court à sa fluidité et faisait office du petit cramé du groupe, en tentant toujours chaque tricks plus haut et plus loin que les autres. La fibre artistique entretenue dans sa famille lui permettait certainement, entre autre, cette approche plus esthétique que sportive. Dans le documentaire, Tony Hawk parle d'ailleurs très sincèrement de cette supériorité et de cet instinct qu'avait Hosoi sur les murs des rampes. Se moquant de sa propre silhouette longiligne qui ne lui permettait pas la puissance de son rival en contest. Son pouvoir de séduction auprès des foules a aussi joué un grand rôle dans la confiance en lui-même et dans son sentiment d'indestructibilité qu'Hosoi avait développé. Ce qui le mènera d'ailleurs à sa perte quand le street aura définitivement poussé la vert hors du champ médiatique, vers la fin 80', début 90'.
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L'autre versant de ce documentaire aborde le parcours relativement singulier de cette étoile toute hollywoodienne. Si le cocktail sortie-en-boite-came-skate-à-gogo n'est pas vraiment un cas isolé pour ceux qui tutoient la gloire, Hosoi a là-aussi poussé le bouchon un peu loin. A partir du moment où il découvre le speed et le crystal, que son aura médiatique décline, il ne va cesser de s'enfoncer dans le glauque. La banqueroute n'est plus très loin quand il commence à échanger ses potes skateurs contres des potes dealers. Les témoignages de Chad Muska (qui s'y connaît bien en Los Angeléserie...) et de Jeff Grosso, héroïnomane à cette époque donnent pas mal le tournis. S'en suit une longue descente jusqu'à son arrestation pour trafic de methamphétamine : Là, l'effet du shit chute, c'est 10 ans de placard. Il se tourne alors vers la religion et ça le sauve de la folie blabla... Un phénomène qu'il exprime sans trop de prosélytisme et qui prend assez facilement son sens, puisque l'enfermement, pour tout Homme, est une tragédie ?
Sur le plan de la forme, Rising Son, est d'une réussite mitigée. Pas mal d'images d'archives en 8mm, qualité vraiment dégueulasse, filmés par des parkinsonien en crise d'épilepsie donnent à penser qu'Hosoi était finalement peu capté sur pellicule au regard de sa notoriété. Heureusement, il y a aussi pas mal d'images de contest, en 16mm, un peu, d'ailleurs. Le reste est très bien construit, les interviews sont souvent très intéressantes, sans trop d'emphase, le rythme est soutenu et au final, c'est un film assez émouvant sans qu'il tombe dans le tirage de larmes de la ménagère. L'interview de son père est d'ailleurs un très beau moment et une assez bonne leçon sur la relation père-fils. Un seul problème, la version française est automatiquement sur-titrée (et parfois assez salement en plus), aucune possibilité de le passer en sous-titrage. Dommage parce que c'est Dennis Hopper qui fait la narration dans la version originale et que sa voix d'ex-toxico-alcoolique colle bien au sujet. En tout cas, avec Dogtown (on parle du documentaire, évidemment) qui couvre les années 60-70, Rising Son qui aborde les années chimiques et le prochain docu sur Steve Rocco, qui devrait discuter les années 90, on arrive à faire le tour du skate d'une très belle manière. Manque plus que le film sur Gator, en guise de film d'horreur et la boucle est bouclée. Il est déjà sorti mais on ne l'a pas vu.
Envie de skater : Pas envie de se camer, en tout cas.
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| Le teaser |
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